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Sécurité

Recommandations de sécurité au Cameroun

ZONES DE VIGILANCE

Zones formellement déconseillées (rouge)

  • Région Extrême-Nord : à l’exception de la ville de Maroua, toute la région Extrême-Nord du Cameroun est formellement déconseillée du fait d’opérations militaires, du risque terroriste et du risque d’enlèvements (cf. supra).
  • Frontière nigériane : l’ensemble de la frontière avec le Nigéria est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 km, du fait d’incursions de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigéria (Boko Haram, miliciens du Delta du Niger, etc.).
  • Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad : il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 km le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la RCA en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants …). Les villes de Garoua-Boulaï, de Touboro et de Yokadouma sont situées sur des axes routiers importants à proximité de la frontière est du Cameroun, dans des zones formellement déconseillées. La traversée de la zone rouge par les personnes empruntant les routes reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï, ainsi que celles qui relient Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro, ou encore Bertoua à Yokadouma, doit se faire sous escorte militaire. Pour les traversées de zone rouge, qui ne sauraient être entreprises que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).
  • Sud-Ouest : tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé, compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigéria en 2008.
    Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière. Il est déconseillé de s’y rendre. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte (contact à établir avec le consulat général ou l’ambassade).
    Enfin, depuis l’intensification de la crise dans les régions anglophones (cf. supra), il convient d’éviter formellement les axes de circulation « Kumba – Ekondo Titi – Mundemba » et « Ekok – Mamfé ».

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

  • Régions Nord et départements de la Vina et du Mbéré dans l’Adamaoua : dans les régions du Nord (capitale : Garoua) et dans l’est de l’Adamaoua (départements de la Vina et du Mbéré) , le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Toutefois, des incidents de sécurité sont régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur, enlèvements nombreux visant principalement des éleveurs locaux.
    Les ressortissants français vivant dans ces régions sont invités à signaler leur présence ou celle de Français de passage ainsi que leurs déplacements dans le Septentrion à la section consulaire de l’ambassade de France à Yaoundé, via l’adresse mail du consulat : admin-francais.yaounde-fslt@diplomatie.gouv.fr
    En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection militaire est très recommandée (contacter la gendarmerie). Les voyages de nuit sont vivement déconseillés.
  • Régions Nord-Ouest et Sud-Ouest : au-delà des axes et zones formellement déconseillés (cf. supra), ces deux régions connaissent une insécurité croissante. En conséquence, il est expressément recommandé d’observer les conseils suivants :
  • suivre les recommandations susceptibles d’être formulées par les autorités locales ;
  • respecter les couvre-feux décidés par les autorités ;
  • se tenir à l’écart des rassemblements ou manifestations ;
  • éviter de se déplacer de façon ostensible pendant les « journées villes mortes ». 
    Pour tout déplacement dans ces deux régions, qui ne sauraient être entrepris que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél. : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).

Zones en vigilance renforcée (jaune)

  • Régions Littoral et Sud : les visites des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba) doivent être organisées en groupe et il convient de quitter les lieux avant la tombée de la nuit. 
    Malgré les dispositions qui ont été prises pour renforcer la sécurité dans la région des « monts de Manengouba et des Lacs jumeaux » (situés près de la ville de Melong – nord de Douala), tant sur les lieux d’hébergement qu’en montagne, il est recommandé de prendre contact au préalable avec les gérants des établissements hôteliers concernés et, le cas échéant, de solliciter auprès d’eux une escorte solide.
    Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500 m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.
  • Départements « Mayo Banyo », de « Djerem » et de « Faro-et-Dea » à l’ouest de la région de l’Adamaoua ainsi que sa capitale régionale (N’Gaoundéré) : les visites du parc de Mbam et Djerem ainsi que les trajets sur les axes routiers de ces trois départements doivent être effectués en groupe et avant la tombée de la nuit. La zone frontalière avec le Nigéria dans les départements de Faro-et-Dea et de Mayo Banyo reste formellement déconseillée. Des coupeurs de route y sont régulièrement observés et le risque d’enlèvements reste très élevé. Quatre fonctionnaires des Nations unies en charge de la démarcation entre le Nigéria et le Cameroun ont été assassinés le 31 janvier 2017 dans la localité de Mafou (Faro-et-Daro), à proximité de la frontière. 
    Ville de N’Gaoundéré : les voyageurs peuvent s’y rendre par le train pour éviter la route nationale n°1 qui longe la frontière avec la RCA à hauteur de Garoua-Boulaï (zone rouge).
  • Ville de Garoua (capitale régionale du Nord) : il convient de se rendre à Garoua par avion (pour éviter la route nationale 1 partiellement en zone rouge). Tout déplacement en dehors de la ville elle-même est déconseillé sauf raison impérative.

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