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Parc national de Lobéké

Parc de la Lobéké

 

Le Parc national de Lobéké, qui fait partie du bassin du Congo, est situé à l’extrême Sud-est du Cameroun. Il couvre une superficie de 217.854 ha. Crée le 19 mars 2001, la gestion du Parc s’inscrit dans le cadre de l’initiative de conservation transfrontalière, connue sous le nom de Tri-national de la Sangha (TNS).

C’est un paysage prioritaire de conservation de la biodiversité qui regroupe, en plus du Parc national de Lobéké, les aires protégées de Dzangha-Sangha (RCA) et Nouabalé-Nkoki (Congo Brazzaville). Lobéké dispose d’un réseau de clairières marécageuses en particulier sur le flanc oriental du parc.

 

LE TRI-NATIONAL DE LA SANGHA (TNS)

La zone de protection principale du TNS comprend les Parcs nationaux de Lobéké (Cameroun), Dzanga-Ndoki (RCA) et Nouabalé Ndoki (Congo). La zone périphérique contient des forêts de production (concessions d’exploitation forestière industrielle, forêts communales, forêts communautaires), des zones de gestion de la faune (concessions de chasse sportive, zones de chasse communautaire) et  des zones d’agroforesterie ainsi   que des zones d’habitation.

Le TNS est un modèle pionnier d’initiatives de conservation transfrontalières et de développement d’une politique forestière dans  le Bassin du Congo.

LE SITE ECO-TOURISTIQUE DE DJEMBE

Parc de Lobéké

Djembé est un camp basé sur les rives de la rivière Sangha, frontière naturelle entre le Cameroun, la République Centrafricaine et le Congo Brazzaville. Sur la base de Djembé, on rencontre des espèces sauvages comme l’éléphant, le gorille, le sitatunga, le buffle, le bongo et le sanglier.

Les touristes attestent y avoir rencontré les éléphants se nourrissant de bambou, des gorilles baragouinant, séquestrés dans les fourrés et les buffles féroces sur la route qui mène au camp de base.

Djembé est relié à un réseau de sentiers qui conduisent vers 4 petites clairières marécageuses régulièrement visitées par les gorilles et les éléphants. A partir de Djembé, les touristes ont le privilège de contempler les éléphants de forêt qui traversent la rivière Sangha dans un couloir de migration entre les 3 aires protégées du TNS. Les touristes ont également la possibilité de pratiquer la pêche sur la rivière Sangha et de remonter le cours dudit fleuve en pirogue, apercevant ainsi le paysage pittoresque qu’offre la région.

LES CLAIRIERES

Des clairières forestières de grande superficie parfois la taille d’un terrain de football, se trouvent dans le Parc national de Lobéké. Ces clairières, encore appelées Bai, sont riches en salines. Elles constituent de véritables attractions pour la faune. Les clairières sont de grandes savanes herbeuses, possédant une végétation unique, que l’on retrouve au coeur des massifs forestiers.

Ces espaces sont sollicités par les mammifères comme les éléphants, les gorilles, les buffles, les antilopes, les bongos et les sitatungas pour leur alimentation. A Lobéké, 6 clairières font l’objet d’une surveillance particulière. Ce sont les clairières de Bolo, de Djangui, de Ndangaye, de Ngoa, de Djaloumbe et la Petite Savane. Des tours d’observation (miradors) ont été construits dans ces Bais. Les miradors sont des structures en bois qui servent de plate-forme pour l’observation des animaux en visite dans les clairières. Ces structures sont capables de supporter le poids de 5 personnes :

  • Bolo est une clairière marécageuse située au sud-ouest du Parc. Elle est accessible à partir de Mambélé (65 km par la route et 3 km de randonnée). Le sitatunga est l’espèce dominante de la faune susceptible de se trouver dans cette clairière à tous moments. Les éléphants y déambulent de temps en temps pour profiter de la saline de Bolo. Chaque année, entre janvier et juillet, les buffles visitent aussi Bolo ; tout comme les perroquets gris d’Afrique qui y opèrent des envahissements sporadiques. Les touristes peuvent aussi visiter les chutes de Bolo à quelques 3km de la piste qui mène à la clairière.
  • Ndangaye est situé au nord-ouest de Lobéké. Clairière entièrement marécageuse, Ndangaye est réputée pour ses sitatungas et des sangliers. Les gorilles et les buffles complètent le tableau des visiteurs réguliers.
  • Ngoa est la plus vaste clairière de Lobéké. C’est un point de convergence pour les espèces fauniques (éléphants de forêt, gorilles, sitatungas, singes, sangliers). Situé au nord du Parc, Ngoa est totalement inaccessible en saison des pluies.
  • La Petite Savane est une clairière marécageuse qui se trouve à environ 47 km de Mambélé. Elle est régulièrement visitée par quelques 14 groupes de gorilles de plaine. Très difficile à observer, les gorilles de la Petite Savane se laissent facilement effrayer par le moindre bruit ou les indices de la présence humaine. La probabilité de rencontrer les éléphants de forêt est forte. Parfois, ils arrivent en groupe de cinq et passent quelques temps dans la clairière. Ils y effectuent aussi des visites nocturnes. La Petite Savane est aisément accessible à partir de Mambélé. Les touristes peuvent faire 41 km en voiture et 6 km à pied. La Petite savane est équipée d’un mirador qui facilite l’observation des animaux.
  • Djangui est une clairière marécageuse située au centre du Parc. C’est le lieu idéal pour les perroquets gris d’Afrique. Chaque semaine près de 200 perroquets et autres pigeons verts envahissent Djangui. Les gorilles et les éléphants aussi fréquentent cette clairière ; y compris les buffles et les singes colobes. Djangui est un véritable royaume de mammifères, de singes et d’oiseaux.

 


Pour y accéder : Le Parc National de Lobéké est accessible, tant par voie aérienne et fluvial que terrestre. Il se trouve à environ 824 km de Yaoundé, capitale du Cameroun. Sur ces 824 km de route, seulement 340 km sont recouvertes de bitume. Le reste est une longue piste carrossable, difficilement praticable sur certains tronçons en saison de pluies. Compte tenu des difficultés d’accès à Lobéké, la délégation régionale du Mintour à l’Est recommande l’itinéraire suivant : Transport Bertoua – Yokadouma

Au départ de Yaoundé ou de Douala, rallier d’abord Bertoua, capital Régionale de l’Est. Cette première étape peut durer 7 heures depuis Douala ou 4 heures depuis Yaoundé.
Pour aller à Bertoua
Une fois sur Bertoua, vous pouvez passer la nuit dans un des hôtels suivants recommandés par le Mintour : Mansa, Christiana, Bougogo, Talma hotel, Jordan hotel, Montagna, Hôtel de l’Est, Hotel le mirage, Royale hotel, La colombe, Universel hotel, Centre touristique, Complexe. Prenez ensuite contact avec la délégation Régional du Mintour : siège Camp Sic, téléphone +237 22 24 16 68.
Avec leur aide vous allez organiser votre voyage pour la seconde étape : Yokadouma. La route ne fait que 300 km, mais le voyage de peut durer 7h en fonction de l’état de la route.
A Yokadouma, vous pouvez passer la nuit dans un des hôtels suivants : L’Eléphant,libeta, la cachette.
De Yokadouma vous pouvez maintenant rallier Mambele où vous trouverez le camp de base du WWF, du Minfof et un confort minimum. Environ 200km à partie de Youkadouma, cette partie du trajet peut vous prendre jusqu’à 6 heures en raison du mauvais état de la route.
C’est à partir de Mambélé que vous pourrez alors faire des excursions dans le Parc en compagnie des guides ou des éco-gardes.

Tarif : 5.000 FCFA par personne et par jour, 2.000 FCFA par jour pour le véhicule, 2.000 FCFA par jour par appareil photo. Bungalow : 10.000 FCFA par nuit par personne, pour louer une tente : 2.000 FCFA, pour dormir en tente : 3.000 FCFA par nuit par personne.

 

Sécurité :  La partie sud de la frontière avec la RCA à partir du sud de la localité de Yokadouma est déconseillée sauf raison impérative en raison des accrochages qui peuvent y avoir lieu.

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