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Cultures et langues

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Cultures

Véritable carrefour de l’art et de la culture africaine, le Cameroun compte plus de deux cents ethnies, qui font toute la richesse du patrimoine artistique et culturel du pays.

Pygmées, bantous, soudanais, arabo-berbères, et bien d’autres forment cette extraordinaire mosaïque de population, dont chaque partie apporte ses traditions, son art, sa musique.

Le Ngondo et le Mpo’o sur la côte, associent danses, magie, déguisements et courses de pirogues.

Les funérailles dans l’ouest et le nord, donnent lieu à de grandes cérémonies très colorées, en l’honneur des défunts.

Lors des fantasias au nord, on peut assister à de superbes cavalcades colorées.

Les danses buma sont typiques des pygmées du sud de la forêt équatoriale.

Masques, statuettes, instruments de musique, tout concourt à perpétuer les rites et traditions immémoriaux du continent africain.

Les langues

Le Cameroun se caractérise par deux langues officielles: le français ,très clairement parlé par la majorité des
Camerounais, et l’anglais, langue officielle des provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Ce bilinguisme est un avantage non négligeable dont disposent les Camerounais. On retrouve des Camerounais de la diaspora aussi bien en France, en
Suisse et en Belgique que dans des pays anglophones : la Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis.

Au delà de ces langues officielles le Cameroun est l’un des pays où l’on retrouve le plus de dialectes. Le Cameroun
dispose d’environ 200 langues, souvent transmises oralement ce qui ne leur donne pas, pour certaines, une aura suffisante
pour se développer,voire même pour survivre.

Avec l’arrivée des évangélistes, certains dialectes vont bénéficier de transcriptions. Ainsi les missionnaires vont publier
la bible et d’autres saintes écritures dans la langue localement utilisée. Bien que ces religions se soient substituées ou ajoutées
aux religions traditionnelles (animisme), elles ont eu l’avantage d’alphabétiser les populations et surtout de consolider la transmission et donc la
survie des dialectes. On pourrait aller jusqu’à dire, en relativisant, que certaines langues vernaculaires sont devenues
véhiculaires.

Aujourd’hui les langues principales sont liées au développement démographique et économique de leur lieu d’origine.
Ainsi on retrouve:

  • l’Ewondo (langue de Yaoundé la capitale)
  • le Douala et le Bassa (langues de la capitale économique et du département Littoral)
  • le Bakweri (population de Buéa)
  • le Bulu (population de la région d’Ebolowa)
  • le Peul et sa variante le Foufouldé (populations du Nord du Cameroun)
  • les nombreuses langues Bamiléké (peuple de la région de l’Ouest)
  • le Pidgin, déformation de l’anglais
  • le Bamoun (Population aux alentours de Foumban)

Même si ces langues sont parlées principalement dans leurs régions d’origine, il n’est pas rare de les entendre dans les grandes villes du Cameroun.

Au Cameroun, la langue française s’est enrichie des couleurs et des sonorités locales, pour devenir un idiome que, parfois, seuls les initiés peuvent comprendre et parler.

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